Nous déambulions dans les allées fléchées de chez Ikea, à la recherche de l’armoire idéale pour Cécile et son futur nouvel appart de couple. Moi, je ne cessais de penser à ma soirée costumée à venir.

Ça m’a beaucoup fait sourire de voir à quel point l’interprétation de chacune cadrait avec sa personnalité. Marilou, l’irréaliste-artistico-romantique cachée se rêvait en Marie-Antoinette, à s’encanailler avec un amant improbable dans les coulisses de la soirée. Cécile, la pragmatique les 2 pieds bien ancrés dans le sol considérait comme seule époque fiable le 20ème, siècle au cours duquel elle était née et dont on avait nombre de preuves tangibles de ce qu’il s’était réellement passé. Et moi… je ne m’étendrai pas ici sur mon penchant pour le 19ème… les héroïns romantiques, qui ne savaient pas ce qu’elles veulent, font les difficiles et pleurent une fois qu’il est trop tard pour tout arranger (mon morceau choisi ? « On ne badine pas avec l’amour » de A. de Musset !!)

Quand 2 jours plus tard nous nous sommes retrouvées pour aider Cécile à finir ses cartons, c’est avant tout un résumé de ma soirée Grand Siècle que j’étais pressée de faire.




Après avoir dansé, grignoté, bu, re-dansé, re-bu… nous avions envie de nous poser et les salons boudoirs semblaient être LA solution. Sauf que ces salons n’étaient pas précisément destinés au repos des fêtards…



Affamés, on a dû trouver un resto.

La soirée auprès de Raphaël prenait une tournure merveilleuse. Il serait injuste de dire que je n’ai pas passé beaucoup de moments exceptionnels avec lui. Il y en a eu (Ep. 4&5, Ep. 10, Ep. 16) ; mais pas assez. Ni de sa faute, ni de la mienne ; peut-être que, trop souvent pris par nos vies respectives, nos boulots nous ne nous sommes pas assez « lâchés » ensemble. Penser à ça me faisait immédiatement penser à nous mes souvenirs avec Marc…
Peut-être était-il temps que je réalise que j’étais encore une fille insouciante, une étudiante avec Marc. Ça, pour me laisser vivre, je me laissais vivre ! Et du coup tout était plus simple.
Mais ce soir avec Raphaël, je m’amusais, et je me remémorais toutes les excellentes raisons pour lesquelles j’étais tombée dans ses bras.
Mais les choses ne sont pas pour rester simples.
Alors que nous avions fini nos entrées, on a bousculé ma chaise. En me retournant pour ramasser mon manteau je me suis retrouvée nez à nez avec un de mes ex, qui tenait mon trench de dentelle entre ses mains.
Le silence devenait pesant, et terriblement gênant, surtout pour Raphaël qui ne comprenait pas bien ce qu’il se passait.
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