Ep. 27 : Révélations 2/2





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Silence de plomb. J’ai dû me liquéfier, mais n’arrivais pour autant pas à disparaître sous la table.
La bague de Marc. Que je cachais depuis 10 mois. Et elles l’avaient trouvée.

Oui, je l’avais gardée. Sans en parler, c’était trop bizarre. Mais Marc avait tenu à ce que je la garde. Il ne pouvait pas la reprendre, ne voulait pas la revendre. Il la considérait comme MA bague et personne d’autre que moi ne pouvait l’avoir à ses yeux. Alors, lorsque sous le choc de mon refus de l’épouser, il m’avait demandé, comme une faveur, de ne pas le contraindre à la reprendre, je n’avais pas eu le cœur de dire une seconde fois non.
Je l’avais gardée.
Pour ne pas l’avoir constamment à portée de vue, je l’ai mise dans un tiroir de ma commode. Les premiers temps, j’étais capable de rester plusieurs minutes à la contempler, en pleurant ; je ne tombais pas dessus pas hasard, je la cherchais. Puis je l’enfouissais bien au fond, pour ne pas être tentée le lendemain… et je recommençais. Le petit manège a dû durer quelques semaines, puis je me suis habituée, j’ai fini par oublier de la chercher, et quand je la retrouvais, je n’ouvrais même plus l’écrin, finies les crises de pleurnicheries ridicules.

Ce soir-là, quand, en plein milieu du restaurant de l’hôtel, Cécile a parlé de la bague… j’ai marqué un temps avant de réaliser qu’elle parlait de LA bague. Je m’étais tellement habituée à la voir en ayant si bien conservé le secret, que je ne compris pas de suite que tout était dévoilé.

J’ai quitté la table précipitamment.
J’avais besoin de me retrouver seule. J’ai d’abord très mal pris le fait que Cécile et Marilou aient trouvé l’écrin dans mon dos, sans mon aval, sans que je puisse leur expliquer ce qu’il faisait là. Mais je devais finalement reconnaître que j’étais soulagée qu’elles soient enfin au courant, j’allais pouvoir en parler !

Je suis sortie de ma chambre tard dans la soirée, il faisait bon et j’avais envie de profiter du cadre où nous étions. Nous avions toutes 3 gâché cette première soirée et il allait falloir se rattraper dès le lendemain.
C’est au bord de la piscine que j’ai trouvé Marilou. Je lui ai bien entendu expliqué plus en détail comment cette bague avait fini enfouie dans mes sous-vêtements.
Puis nous avons discuté plus généralement. Il était minuit passé, et nous philosophions sur nos conditions respectives.
Bientôt rejointes par Cécile, qui avait eu la même idée que nous en voulant profiter de la vue sur la piscine et le jardin illuminés.
Nous avons commandé un dernier verre au bar qui allait fermer, les conversations sont devenues de plus en plus fumeuses. L’alcool me rend sentimentale et égoïste.
Bien sûr, nous avons essayé d'en savoir plus sur ce Stéphane, mais Cécile n'est jamais bien loquace quand il s'agit de sa vie privée. Et malgré la grande habileté que nous avons déployée (!) avec Marilou, nous n'avons pas réussi à savoir ce qu'il en était de Sam...Impossible d’en savoir plus.
Sans surprise, nous nous sommes endormies au bord de la piscine, chacune sur un transat, quelques verres vides autour de nous.
Pour être réveillées quelques heures plus tard par les jardiniers commençant leur journée.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

L'américain a quand meme l'air plus sexy que le moniteur d'auto école... si on était dans un livre dont vous etes le héros je choisirai de mettre en avant le trader...

moi a dit…

non, moi, je prefere l'histoire du "chauffeur"!
CA, ca me fait rever!
ou alors, un clash! ce serait un bon moyen de les comparer!

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