Ep. 8 : Lendemain de fête 1/2

Horreur ! malheur ! terrible erreur ! je me suis réveillée chez un inconnu.

Il y a une semaine, je déblatérais sur la difficulté à se remettre d’une nuit blanche quand on est une jeune femme saine, équilibrée, disciplinée, entrée dans la vie active… (tout comme moi) qui se remet à sortir quand elle n’aurait pas dû arrêter de le faire vu son encore jeune âge… (comme moi).

Aujourd’hui, c’est la difficulté à se remettre d’une semi-nuit blanche enchaînée par un couchage présumé chez un total inconnu qui occupe mon esprit.

Vendredi soir, Marilou et moi sommes sorties. La soirée a commencé doucement, elle disait avoir envie de sortir, de se changer les idées, mais je ne savais pas quoi faire, je ne voulais pas la brusquer.
Et puis, nous étions encore chez moi, et là, elle a mis Beyoncé. Alors, voilà, moi, le r’n b, c’est pas trop mon truc. Mais il y a deux filles, furieusement clichées, qui me font entrer en transe ; je pense qu’elles pourraient reprendre « la chenille » (en plus, en anglais, chenille se dit Caterpillar, traduction qui perd tout le côté nunuche du « chenille » pour devenir un truc tendance massive, probablement due à l’association caterpillar-gros engin de travaux… bref, je m’éloigne fortement du sujet, mais pour résumer, je pense que « caterpillar » ça peut faire un tube bulldozer ! ha ha), elles pourraient donc reprendre ce grand classique qu’elles me feraient encore monter sur les tables. Ces deux déesses du dancefloor sont : Beyoncé et Rihannah.


Beyonce - Crazy In Love




Pour reprendre le fil, Marilou a mis Béyoncé, et j’ai compris que la soirée avait commencé.
On a pris un verre, puis un deuxième, rapidement suivis d’un troisième pour célébrer le fait que nous venions de trouver ce que nous allions porter.
A y réfléchir maintenant, cela faisait plus de 3ans que Marilou et moi n’étions pas sorties en célibataires que nous étions redevenues. D’où la surexcitation montée trop vite, peut-être. D’où les 3 verres en moins d’une heure. D’où les tenues, sans doute :




D’où, probablement, tout ce qui a suivi…

La mémoire me revient peu à peu. Sorties de chez moi, nous sommes passées au Divan du monde. Puis, nous avons filé au Showcase ; Marilou y a fait du plus-que-rentre-dedans à un type qu’elle avait pris pour Gaspard Ulliel (Gaspard Ulliel au Showcase!!! laissez-moi rire, ah ah ah!).

Je pense que ce qu’il a le plus mal pris fut qu’elle persistait à l’appeler Gaspard malgré ses protestations.[pour info, Marilou est comment dire... dingue de ce type. Son idéal masculin absolu. On lui souhaite bonne chance!]
Du coup, on est parties en direction du Murano, comme ça, pour nous poser. Après une demi-heure, elle a décrété que ça lui foutait le cafard : elle fréquentait trop l’endroit avec vous savez qui.
On a encore changé d’endroit, et à 2h30 nous faisions la queue devant Le Baron (le Baron, bourrées, à 2h du mat' un vendredi, laissez-moi re-rire! ah ah ah). C’est dans la file d’attente qu’elle a sympathisé avec un groupe de jeunes (=plus jeunes que nous, et oui ! c’est dur à reconnaître, mais ça y est, on peut dire que des bien plus jeunes que nous vont et ont le droit d’aller en boîte) réchappés de la soirée HEC. Ils étaient mignons, ils avaient envie de s’amuser, nous aussi… : on s’est fait virer de la file.
Rien n’arrêtant les intrépides, on a échoué, sous leur escorte, au Showacse (oui, je sais, on en venait, ça craint ; mais sur le coup, nous ne nous en sommes pas rendu compte) ; mes derniers clairs souvenirs sont d’avoir payé deux bouteilles de champagne, une avec ma carte, l’autre avec celle de Marilou… quoique… il me semble avoir eu une absence, du coup j’ai payé les 2 bouteilles sur la même carte, la sienne… A confirmer. En même temps, on s'en fout.

Après ça… il était 8h du matin, je me réveillai très, très, mais alors très difficilement… pour réaliser que j’étais dans un lit inconnu, avec un homme, pas plus connu, dans une chambre jamais vue auparavant… Je me suis levée, je ne voyais pas quoi faire d’autre, et là, dans le canapé-lit du salon, il y avait Marilou, qui avait l’air aussi surprise que moi, et de me voir, et de constater une présence masculine à ses côtés.
On a fui. La honte.

1 commentaire:

anne a dit…

Beyonce j'aime aussi beaucoup la version florence foresti: http://fr.youtube.com/watch?v=MmHoPn21CcU

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